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Quand la forêt de Saran déraille...

Maquettes et autres curiosités

Quand la forêt de Saran déraille...

Messagede PaulH0107 » 22 Juin 2012, 23:38

Bonsoir,

En1976, j'effectais mon service militaire à Montléry, au 602 RCR. J'ai alors découvert par hasard du côté de Gometz dans le camion militaire qui me transportaitet et qui traversait un petit pont surplombant une ancienne voie de chemin de fer, un T renversé en béton...
Un nouveau sujet de curiosité s'est emparé de moi, et ne m'a plus quitté...
J'ai été sollicité, il y a quelques temps, pour un concours d'écriture de "Contes et Légendes de la région centre".
J'ai décidé, à ce moment là, et à travers une nouvelle, de rendre hommage à l'inventeur de... L'AEROTRAIN.
PaulH0107 Île de Noirmoutier.
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>>>> Quand la forêt de Saran ‘déraille’…




Le petit Jean adorait se promener dans la forêt de Saran en compagnie de son grand-père, plus particulièrement à l’automne quand cette dernière revêtait ses habits de grands couturiers ; et que les champignons se prenaient à défiler en un ballet incessant de pieds qui se suivent et de collerettes qui se bousculent…
Pour ceux qui n’auraient jamais entendu parler de Saran et de sa forêt, il suffit de se rendre du côté d’Orléans, d’emprunter les chemins qui commencent à divaguer aux abords de sa périphérie nord tout en optant pour un frémissement de cap à l’ouest…
Et vous y êtes !…
Sans même vous en apercevoir !…

Le petit Jean, quant à lui, ignorait complètement la façon d’y parvenir, peu lui importait de savoir comment on accède en un quelconque endroit. Comme pour la plupart des enfants, le principal était d’y arriver et le cas échéant, quand la fatigue commençait à pointer le bout de son petit nez, de s’en retourner vers la demeure d’un grand-père dont la main chaude et rassurante guidait, en maintes et maintes circonstances, ses petits pas.
Le grand-père en question, fier Beauceron, fier de ses origines et fier de sa région, ne manquait jamais d’affirmer à qui voulait bien l’entendre : « regardez-moi ! Je suis solide comme un roc, fort comme un ‘Lion’ … C’est normal ! j’y suis né !... »
Euh ! Pour le comprendre, il fallait soit se lever dès potron-minet ou plutôt bien le connaître car en effet, après quelques verres d’un généreux Bourgueil, qui pour lui rimait bien avec son «orgueil », il finissait toujours par produire une vieille carte routière qu’il gardait bizarrement en permanence, au fond de l’une de ses poches de son pantalon de vieux velours côtelé et sur laquelle il ne manquait jamais de désigner, d’un doigt noueux, un petit village au nord
d’Orléans, à quelques kilomètres de la petite ville d’Artenay au doux nom de …Lion-en-Beauce…

Vous voilà donc éclairé !

Ils avaient pris pour habitude de longer la voie ferrée Orléans-Paris car, pour une raison inconnue de tous sauf bien entendu de lui-même, y poussaient les plus beaux pleurotes, en touffes régulières sur quelques vieilles souches momentanément oubliées par une décomposition inéluctable. Le grand-père du petit Jean était un spécialiste des champignons en tous genres, il le devait, et à ce propos ne manquait jamais de le dire à qui voulait bien l’entendre, à ce qu’il avait passé sa vie au grand air et que, Dieu merci, son travail de cheminot avait été en ce sens comme un pain béni. Il n’avait cessé, toute sa carrière durant, d’arpenter quelque vingt kilomètres de voies pour en assurer une surveillance de chaque instant, et il aurait pu dire, ou presque, qu’il en connaissait chaque traverse à défaut de chaque caillou de son interminable ballast.

Il se trouvait maintenant être en retraite, une retraite bien méritée où il n’hésitait jamais à montrer les callosités de ses larges mains sur lesquelles on apercevait les multiples méandres et autres contours d’une irrigation sanguine généreuse. Il en était très satisfait de ses deux mains, ses « chefs d’œuvres » comme il se complaisait à les appeler et qui pouvaient se montrer brutales quand, de par le passé, elles n’hésitaient jamais à en découdre avec un hurluberlu un tant soit peu éméché qui venait de mettre en doute ses qualités d’homme de ce coin d’exception.
Mais il fallait aussi voir avec quelle délicatesse il se servait de ses immense paluches – telle en était, du moins, la perception qu’en avait le petit Jean - quand il s’agissait de déterrer un pied récalcitrant de tête de nègre ou autre vaisse de loup géante. Mais le summum de la finesse en matière de ses larges patoches se concrétisait dans la façon tellement tendre qu’il avait à enserrer la minuscule menotte de son petit fils pour le conduire dans le droit chemin de la vie…

Les trains électriques sur cette voie très fréquentée, entre Bordeaux et Paris, ne manquaient jamais de faire sursauter le petit garçon à chacun de leurs nombreux passages dans des grincements de roulements, d’étincelles de caténaires et de ronflements d’enfer. Pour y
remédier, il aurait seulement suffi au grand-père de s’éloigner de la voie vers les taillis pentus … Mais que voulez-vous on ne passe pas plus de trente années de sa vie sans être attiré comme un « aimant » - au sens affectif du terme – par cette artère devenue vitale que les hommes avaient dessiné de leur sueur et de leurs passions de la vitesse et de la mécanique… Cependant, il reste toujours dangereux de faire sursauter un petit bout d’homme, haut comme trois pommes, quand ce dernier est concentré au plus profond de son être sur quelques découvertes sylvestres…
Son « Pépé Lion » - ainsi que l’appelait le petit Jean - en était bien conscient et il avait trouvé une parade infaillible : quand l’une de ces créatures de fer se profilait dans un grondement crescendo, il lui suffisait de resserrer légèrement un de ses ‘battoirs’ sur la petite main frémissante et de lui chuchoter à l’oreille : « Je suis là ! Tout va bien ! ». Au fond de lui-même, le petit Jean avait toujours très peur à chaque passage des monstres mais pour rien au monde il n’aurait voulu contrarier son grand-père. Il aurait tellement désiré le tirer de toutes ses forces pour l’entrainer plus loin. Il aurait voulu lui crier : « On s’en va, on reviendra une autre fois dis ! », mais toujours cette sensation d’impuissance qui lui coupait toute parole ou qui restait coincée à la racine de ses minuscules cordes vocales…Un jour, malgré tout le plaisir qu’il avait d’être avec lui, il n’y tint plus et avec tout le désespoir du haut de ses trois ans il lui déclara avec beaucoup d’aplomb : « Tu sais mon Pépé Lion, un jour je construirai un train en hauteur, comme ça j’n’aurais même plus peur… Tu verras ! » … tout en montrant de son petit doigt la cime de quelques arbres de haute- tige. Et le grand-père de répondre machinalement sans y prêter plus d’attention :
« C’est ça mon petit bonhomme ! Un train tout en hauteur, pour ne plus avoir peur ! »
Et le petit Jean de surenchérir : « Il ira tellement vite que quand tu seras au ciel, j’irai te voir avant même que tu n’ouvres un œil… »
Aussi brusquement que le petit garçon eut terminé ses paroles, que le grand-père resserrait un tantinet plus fort sa main sur celle de son petit fils en pensant : « un comble de me parler de ciel ! Moi qui ai passé toute ma vie à ne pas croire en un Dieu et à bouffer du curé, pendant nos pauses syndicales avec mes camarades du Syndicat du Rail !... »

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Ce jeudi 21 Décembre 1975 dans une chambre d’hôpital de Neuilly-sur-Seine, un homme dans la force de l’âge pour ses 58 ans, se mourait d‘un cancer foudroyant…
Le médecin avait bien insisté quand le verdict imparable était tombé… Il n’avait pas cherché à cacher la vérité à cet homme dont l’intelligence exceptionnelle, mais avant tout sa simplicité, l’avaient subjugué… Et pourtant, il en avait croisé de ces destins qui ne tardaient guère à être balayés comme tous ces petits fétus de paille qu’un dernier souffle suffisait à faire envoler…
« Monsieur, avez-vous subi dans les derniers mois un traumatisme particulier où quelques événements exceptionnels dont vous avez eu à souffrir …
- Docteur : allez droit au but, je n’ai besoin d’aucun semblant de compassion de votre part, et si je vous disais que la forêt de Saran a ‘déraillé’, seriez-vous plus avancé ?... Devant les yeux vairons et étonnés de son interlocuteur devenu muet comme une carpe, il avait rajouté : vous voyez bien mon cher docteur que je vous laisse un peu médusé, et de là à croire que je déraille aussi, il n’y a qu’un pas que vous hésitez encore à franchir… Je pense qu’il ne m’est pas difficile de lire entre vos lignes : je n’en ai plus pour très longtemps n’est-ce pas ?... L’autre acquiesça d’un léger mouvement de la tête… Je serai heureux de partir quand le moment sera venu, il faut savoir s’avouer vaincu par l’adversité quand cette dernière vous montre un autre chemin que celui que vous aviez choisi… »

Entouré des siens, la fin semblait proche…
Quand l’esprit divague, que la raison sort de ses ‘voies’, il est temps de se préparer à l’inévitable.
Cela avait commencé le jour précédent, son épouse s’était assoupie un moment. Elle le veillait avec tendresse depuis son admission à l’hôpital et pour rien au monde elle n’aurait voulu le laisser seul, si ce n‘était un instant ; quand elle avait été réveillée par un cri, suivi d’un soupir prolongé ; comme la soupape d’un autocuiseur que l’on a retirée et qui n’en finit pas de laisser filer une énergie qui a mis tant de temps à s’emmagasiner dans les recoins les plus précieux d’un corps que l’on croyait blindé…

Les yeux déjà fermés, Il avait prononcé entre deux hoquettements : « Tu sais mon Pépé Lion, je l’ai construit mon train en hauteur … dans la forêt de Saran … mais pourquoi ils l’ont fait dérailler … il avait tout pour bien fonctionner … et puis si tu avais vu, il allait tellement vite que …
le débit se faisait plus lent et laborieux…
Quand je vais le prendre tout à l’heure pour aller te rejoindre au ciel, je serai arrivé avant même que tu n’aies eu le temps d’ouvrir un œil…
Pépé Lion, donne-moi ta main…
J’ai un peu peur quand même de partir tu sais …

Son épouse n’avait jamais entendu parler de ce « Pépé Lion » et mit tout cela sur le compte des derniers errements d’une vie qui n’en peut mais; cependant, instinctivement elle avait glissé sa main dans celle qui n’attendait que cette ultime étreinte…
« Elle est bizarre ta main… mon Pépé Lion, elle est toute petite… Tu sais, la mienne elle est devenue bien plus grande que la tienne… normal : le petit Jean est devenu un géant, ah si tu l’avais vu mon train, tout en hauteur dans la forêt de Saran …Mais pourquoi ils l’ont fait dérailler mon train ? … Réponds-moi… dis ! Mon Pépé Lion… J’étais sur le point de réussir, tu te rends compte, il avait même atteint la vitesse de …
Dans un dernier râle, son épouse crut entendre un chiffre, celui de … « 422 km/h »….

Elle déposa un dernier baiser de ses lèvres desséchées, tant son émotion était immense, sur ce front qu’une indicible froideur commençait inexorablement à envahir et, doucement penchée vers son oreille, elle lui murmura : tout comme le lui avait murmuré tellement de fois son Pépé Lion :
« Je suis là Jean ! Tout est bien ! » …

Une feuille de papier pliée en quatre, telle un ultime billet doux et comme sortie d’un pli de la parure des draps, attira son attention.
Sa blancheur allait de pair avec le visage désormais serein.
De sa main libre elle s’en empara et comme un fait exprès elle se déplia entièrement pour en livrer son contenu…

Elle en prit connaissance…
Puis elle éclata en sanglot…

Elle retira son autre main de celle qui ne l’emprisonnait plus et devant la page qui venait de se tourner elle se prit à penser : « ne t’inquiète plus mon chéri, un jour viendra où justice te sera rendue…
D’une façon ou d’une autre …
Je te souhaite un merveilleux dernier voyage dans ton train tout en hauteur…
Là où tu vas !… Et où tu n’auras … plus jamais peur… ».





D’une personnalité exceptionnelle et d’une pugnacité qui semblait à toute épreuve,
Jean Bertin, inventeur de l’Aérotrain, venait de rentrer dans la…

Légende

XXXXXXXXXX
















Dieu qu’il faisait chaud en ce mois d’Aout 1976.
Un jeune bidasse frais émoulu de l’université, une licence en poche, se retrouvait dans la plaine Beauceronne au nord d’Orléans au sud d’un petit village dont il n’avait jamais entendu parler ni d’Eve ni d’Adam : Artenay.
Notre homme, ainsi que d’autres jeunes appelés du contingent, avait été réquisitionné par les autorités afin de charger en paille quelques camions à plateau. Il n’était pas habitué au maniement de la fourche et des lourdes bottes qui bientôt partiraient pour une autre partie du territoire, lequel, cette année là, courbait l’échine sous une canicule exceptionnelle…
Le fourrage se ferait des plus maigres quand le général hiver arriverait d’ici quelques mois ; et cette paille servirait, bon gré mal gré, comme ersatz aux bovins, seuls capable d’en assimiler la cellulose…
Il n’était pas très heureux de son sort : douze mois, ça allait être long pour ce qu’il considérait comme une magistrale perte de temps ; mais il savait faire contre mauvaise fortune bon cœur, et malgré l’apparition de quelques prémices d’ampoules il s’afférait à la tâche, le treillis déjà trempé de sueur et la langue bien sèche et presque râpeuse malgré de généreuses rasades d’eau de source en quantité…
Il venait, pout une énième fois, de passer machinalement une main devenue rêche sur un front dégoulinant en se disant que les perles de liquide qui n’en finissaient pas de tomber de façon erratiques de ses longs cils noirs, avaient le goût de sel certes mais également du… « Fruit de mon lourd labeur » … Ca l’aidait énormément de faire quelques bons mots à défaut des maux qui commençaient à se profiler sur la paume de ses jeunes mains encore peu expertes…

Quand soudain son regard se porta sur la ligne d’horizon…

La première réflexion qui lui vint à l’esprit fut de se dire que ça ressemblait à un aqueduc géant, mais de conception évidemment plus moderne.
Il surgissait des contours d’une forêt située à quelques centaines de mètres et dans l’autre direction, marquait de sa présence altière les étendues plates et uniformes sur lesquelles il semblait se confondre aussi loin que la vue pouvait porter… Quelque part, l’appellation d’aqueduc lui paraissait ridicule et malgré la chaleur il se prit à rire sans retenue…

« Qu’est ce qui vous arrive Ispec ? … l’adjudant chef se tenait près de lui …
- Rien de particulier, mon adjudant… si je vous parlais d’appellation contrôlée pour ce machin qui traverse la plaine, vous ne penseriez tout de même pas que le pinard du coin transite par là-haut…
- Au lieu de dire des conneries Ispec, vous feriez-mieux de vous mettre au boulot … C’est le soleil qui vous tape sur le ciboulot ? …
- Mon adjudant, si vous vous mettez à faire des rimes alors! … Elles sont bonnes ! … « Boulot, Ciboulot »…
- Ce machin, comme vous dîtes, c’est le rail de guidage de l’aérotrain de Monsieur Bertin : ça fait deux ans qu’il n’a pas servi… Et qu’il ne resservira plus d’ailleurs !... Quel gâchis … d’argent, de compétence et d’intelligence !… L’adjudant s’éloigna tout en bougonnant du haut de sa suffisance retrouvée : « ah ces bleubites !... Du pinard ? Non mais !... »

Ispec en demeura bouche bée : « Monsieur Bertin ?... L’aérotrain ?... Jamais entendu parlé … Quoique, il me semble avoir entendu un jour aux infos de ce projet fou de train qui se soulève et qui atteindrait des vitesses folles du fait de forces de frottements quasi nulles… »…

Le cœur plus léger, et les idées en bouillonnement dans son cerveau, Ispec venait de se trouver une nouvelle source de curiosité, source qui se montrerait intarissable dans les nombreuses années à venir…
Etrangement, de son service militaire, il n’en vit pas les mois passer et tout à sa nouvelle découverte, il deviendrait bientôt incollable sur le sujet…

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A chaque retour de permissions, une fois qu’il avait changé de train à Saint-Pierre-des-Corps pour sa montée sur Paris ou bien l’inverse comme il se doit pour un départ, il anticipait la douce excitation du moment où il apercevrait de la place de son compartiment cette architecture inimitable, gigantesque signature de béton d’un géant égaré sur la plaine Beauceronne… « Dix huit kilomètres ! Dans ce Loiret… De Saran au petit village de Ruan... Ce n’est pas rien !…Et puis ils ont eu la bonne idée de construire pratiquement en visuel et en parallèle avec la voie ferrée !... ».

Il préférait l’ouvrage quand il le découvrait lors de ses départs de la caserne de la région parisienne où il était affecté… D’un seul coup, sans crier gare ! « Normal ! Ce n’était pas un vrai train ! » S’esclaffait-il presque à chaque fois… Il était là ! Droit comme un « I » ou plutôt un : … « « T »inversé – à défaut d’être renversant » avec un « suis-je bête ! » de circonstance… déchirant presque cette plaine de Beauce où le projet avait été décrété d’utilité publique…Il le préférait donc ainsi quand l’immense serpent de béton finissait par se lasser de ce plat pays et des ses champs céréaliers et décidait presque de se perdre dans la forêt de Saran qui semblait, pour ainsi dire, s’offrir à lui dans un dernier sacrifice de jeune vierge effarouchée…

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Trente-cinq années ou presque se sont écoulées et Ispec a, pour ainsi dire, l’âge qu’avait atteint Jean Bertin quand, pour lui, le moment fut arrivé de tirer sa « rêve errance » …

Il n’a jamais renié ses anciennes amours…
Ses passions l’ont toujours poursuivi tout au long d’un parcours à la fois banal et chaotique, mais il a su y poser des repères tous aussi immuables que ce trait de béton qui s’entête encore à surgir de, ou à s’enfoncer dans… la forêt de Saran…

Ce Mardi 21 Décembre 2010, jour anniversaire, Ispec se retrouve pour la première fois devant la sépulture de celui dont il honore la mémoire depuis quelques décennies…
Il tient dans la main une feuille pliée en quatre. Elle est toujours d’une blancheur immaculée même si les plis ont quelque peu jauni…
Avec un léger tremblement de ses mains il ouvre maladroitement l’ultime page de cet autre destin et à voie haute il en entreprend la lecture :

« Ma vie a été pleine de joies ; c’est pourquoi je demande à ceux qui le voudront bien, de rendre public le mépris que j’emporterai de ceux qui ont saccagé … l’aérotrain. »

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Les légendes se nourrissent également d’éléments concrets et de références.

Quand il reçut Jean Bertin dans sa célèbre émission : Radioscopie, le 19 Octobre 1971, Jacques Chancel ne put s’empêcher de lui déclarer :
« Je me demande si plus que d’aujourd’hui vous n’êtes pas de demain… C’est à dire terriblement en avance … ».
« … Un personnage de Jules Verne égaré à l’âge de l’ordinateur… »

Vous êtes invité à votre tour, si le cœur vous en dit, à vous nourrir de cette légende et à retrouver l’intégrale de cette Radioscopie sur le cite suivant :
http://aernav.free.fr/Biographies/RadioScopie.html
Cette émission est de France Inter et est diffusée sur ce site avec son autorisation.

D’autres passionnées vous convient aussi à découvrir l’épopée fantastique de ce destin et de ce projet hors du commun qu’étaient Jean Bertin et son Aérotrain où se mêlent les intérêts divergents et les trahisons qui ne peuvent qu’en découler à quelques niveaux que ce soit…
Plusieurs aperçus vidéos empruntés à la ‘Toile’ :
http://www.youtube.com/watch?v=VI31pf1F ... re=related
http://www.youtube.com/watch?v=V4tf8WluQZo
peuvent désormais éclairer votre conscience et attiser votre curiosité avec ce point d’interrogation toujours d’actualité :

Pourquoi un jour,

la forêt de Saran a-t’elle…

‘déraillé’ ?
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Re: Quand la forêt de Saran déraille...

Messagede Lechat78 » 25 Juin 2012, 15:11

Super récit PaulH0107. Bravo !
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Re: Quand la forêt de Saran déraille...

Messagede johny3329 » 16 Jan 2013, 11:21

Bonjour à tous.

Je n'espère pas faire d'erreur en postant ma présentation ici :)
Je m'appelle Julien , 22 ans. J'habite une petite commune de Bourgogne près de Nevers (58).
Niveau job, je travaille actuellement au technicentre SNCF de Nevers où j'exerce le métier de rapporteur ( réalisation des procédés de maintenance pour les essieux moteurs de TER).
jimmy
johny3329
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